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Fêlé oui, mais deux fois...

Ceci est le récit d'une journée ordinaire d'un membre de la confrérie déjà Fêlé.

Lever à 3h00 puis trajet en voiture pour me rendre au sommet du Grand Colombier. Arrivée vers 4h30. Il fait encore nuit, pas grand monde en ce mercredi matin, juste un camping-car qui dort encore. J'aperçois le Mont Blanc dans le lointain, c'est la pleine lune, la vue est magnifique. Je laisse ma voiture au col, elle me servira de point de ravitaillement après chaque montée.

Je pointe ma carte de route derrière le panneau du col (très pratique à cette heure...). 4h40, j'attaque la première descente en vélo vers Virieu le Petit et Artemare. Etant monté en voiture par cet itinéraire, je ne descends pas très vite (ce n'est pas mon habitude) car il y a beaucoup de pierres sur la route. Heureusement, pas de crevaison (j'avais prévu l'éclairage car il fait encore nuit).

Après avoir pointé derrière le panneau à Artemare, j'attaque la première montée à 5h10, le jour commence juste à ce lever. Quelques animaux, chevreuils, belette, écureuils, m'arrachent un temps à ma solitude. Pas de soucis dans cette première montée si ce n'est que les 19% régulier font mal aux jambes. La 2ème et la 3ème montée se passent sans problême.

Plus tard, dans la 4ème, deux amis en vélo de club de la Roue Libre d'Ambérieu me rejoignent pour faire un bout de route avec moi. Ils ne monteront jusqu'au col cette fois. Ils m'encouragent dans la 5ème montée. 19%, je suis occit, je fais des vagues sur la route jusqu'aus Granges de Fromentel, mais je ne mets pas pied à terre, je pédale. Mes amis roulent avec moi jusqu'en haut. Je les laisse au col pour redescendre et attaquer la 6ème montée.

J'inverse juste les deux dernières montées pour finir . La montée de Champagne me parait longue. La montée de Culoz à 20h00 est moins chaude. Je termine mon périple à 21h50, juste au crépuscule, il fait presque nuit, le col est désert, le silence règne, pas de vent.

Voila, j'ai un peu anticipé le lever du jour. Je pensais le faire vers le 20 juin mais j'avais juste ce créneau cette semaine, c'est comme ça. Mais mon Dieu! que c'est dur ce col, surtout 8 fois de suite. Le temps de rentrer à Argis, il est 22h45, une soupe et une douche plus tard, je suis au lit à 23h30. Ce fut une journée longue, très longue, mais quel plaisir d'avoir été jusqu'au bout de son défi.

Le lendemain, je repartais au travail en vélo pour bien récupérer et décontracter les muscles.

Christian POREE - Mai 2005