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Et un, et deux et trois...

Je vous fais parvenir ce jour ma feuille de route (696) dûment tamponnée et oblitérée. En effet le 5 juin comme prévu, j’ai tenté l’aventure.

Basé à Artemare, j’ai pris le départ à 7 h 30 pour accomplir ma première ascension. Je n’ai eu aucune difficulté pour faire enregistrer ce départ au dépôt de presse, j’ai également trouvé la pince à la sortie du village. Au bout d’ une heure quarante d’efforts, je suis arrivé au sommet et me suis fait tirer le portrait traditionnel par d’autres cyclistes déjà présents. Petit arrêt à l’auberge, sourire, tampon, encouragement et feu de bois.

Ce n’est qu’en redescendant sur Culoz que j’ai pris la mesure du panorama dont on pouvait jouir plus haut, rien n’était perdu puisque j’allais faire le chemin en sens inverse.

Arrivé à Culoz avant 10 heures, je pris le temps de me rendre au syndicat d’initiative où je fus chaleureusement reçu par la responsable des lieux qui regrettait quant à elle de n’avoir que très peu d’informations sur la confrérie. Bien que possédant divers documents, elle pensait ne pas être habilitée à confirmer le passage des candidats fêlés. Elle prévoit de vous appeler.

A 10 h 30 je reprenais la route, avec un ami non grimpeur, qui m’accompagnait par pure amitié. Au vu de sa souffrance dans les passages les plus pentus on a aucun doute sur le sens de l’amitié.

Petit coup de pince en passant.

Nous avons atteint le sommet vers 12 h 15, non sans faire halte à l’accueillante auberge. Le paysage prenait alors une nouvelle dimension mais il fallait songer a redescendre sur Champagne.

Horreur il arrive que l’on regrimpe dans la descente, calvaire pour mon ami, qui s’en allait rejoindre nos épouses respectives en Artemare.

Un petit « casse-croûte » roboratif au restaurant (Tous nos vœux de bonheur aux jeunes propriétaires, futurs mariés), le tampon traditionnel et l’assaut du géant Bugiste à 13 h 50, petit arrêt coup de pince et me voilà à 15 h 20 au top. (Lire au sommet bien sur, car le bonhomme lui ……… ! ? n’était plus tout à fait au top de sa forme)

C’est assez pour cette première tentative, j’apprécie enfin le panorama, souffle coupé……. Spectacle ou accumulation de pourcentages ? C’est trop beau ! ! ! je reviendrai ! d’abord demain en famille et plus tard pour la passe de 4 .

Ah j’oubliais….. la pince, car, là, maintenant, je n’irai pas jusqu’à l’auberge pour remonter. Je me suis fixé un objectif pour cette première expérience, il est pleinement atteint.

Belle descente joyeuse sur Artemare par les fameux pourcentages, histoire de voir l’effet que cela fait quand on a plus l’impression de rester scotché au bitume voire de reculer.

Restés pour le week end dans la région, nous sommes montés dimanche après midi (motorisés cette fois) pour admirer enfin le Bourget, le lac d’Annecy et merveille le Mont Blanc. Brasérade au coin du feu à l’auberge et nuit en altitude dans notre camping–car avec l’aimable autorisation de l’aubergiste.

Lundi, pour le plaisir, j’ai testé la montée par Anglefort et peux donc, hors randonnée, vous confirmer la présence de la 5ème pince.

Pour la technique et les infos pratiques
Du centre d’Artemare, au sommet, puis descente sur Culoz centre, retour au sommet, descente sur Champagne centre , nouvelle ascension et retour sur Artemare :

Kms 106.25 (Otons quelques centaines de m. aller/retour, pour encourager et accompagner mon ami en perdition, maxi 2 Kms)

Dénivelée cumulée Asc. 3636 m

Dénivelée cumulée Desc. 3615 m

Pourcentage Moyen Asc. 9, maxi 22

Pourcentage Moyen Desc. 8, maxi 19

Altimètre calé à 250 au départ d’Artemare

Kilométrage basé sur le développement au sol de la circonférence d’une roue de 700x21

Equipement compact 48/34 x 12/25 (le 25 étant un peu juste pour 22 pct.)

Le seul bémol au tableau, n’engage nullement votre responsabilité mais celle des municipalités concernées. Il n’existe aucune structure d’accueil pour les Camping-cars dans les 4 communes de départ.

Il suffirait pour créer une aire de service, d’un espace goudronné ou bétonné d’une trentaine de m2 disposant d’une arrivée d’eau (robinet fileté - tous les camping-caristes ont des adaptateurs) d’une grille d’évacuation vers le tout à l’égout et d’un dévidoir acceptant des produits chimiques. Il semble qu’un tel aménagement est toujours possible aux abords des cimetières ou des plateaux sportifs, pour exemple, beaucoup de communes de l’Ardèche n’ont pas hésité, comprenant le bien-fondé hygiénique et écologique du projet, totalement lié aux retombées économiques.

Nous sommes localement des consommateurs potentiels au niveau de vie relativement élevé, (prix de base d’un camping-car 45 à 50000 Euros), trop souvent assimilés à d’autres itinérants…..

Je vous remercie dans la mesure de vos moyens de faire passer la message à vos interlocuteurs institutionnels.

Bien à vous

 

Frédéric FRAISSE - Juin 2004