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Mon Défi au grand colombier.


  La journée s’annonce caniculaire je choisi de partir très tôt, 5h38 exactement, depuis Anglefort où nous sommes logé. .

 

Direction Culoz pour la 1er ascension. Fin de nuit ?  un blaireau rentre au terrier, les chauve souris tournoient dans le 1er lacet et un lièvre file droite au gîte .

Il seront mes seuls compagnons lors de cette première ascension .J’ai découvert ce col en 2009 , je venais de reprendre le vélo depuis peu .Marc et JB m’avaient entrainé a participer au Tour de l’Ain . Cette année là il se terminait au sommet , souvenir du moment ou je rattrape JB qui victime d’une fringale terrible avait du quémander un bout de comté avant de finir les 3 dernière km .On se serait cru sur un étape du tour de France. Les dernières km , la foule nombreuse nous encourageait

.Ce matin, je suis bien seul a monter, un peu en dedans pour en garder un max. Les falaises sont encore un peu tièdes , la vallée du  Rhône est bien calme et les alignements des plantations de la Chautagne ne frémissent pas. Enfin la hêtraie sapinière  et sont premier replat. Le gros hêtre au deuxième replat est bien là et continue de prendre de l’embonpoint. Le sommet. 2-3 camping-caristes déjeunent tranquillement . 

 

J’attaque la descente direction lochieu au ralenti. 7 km de gravillon , infernal . Avant Artemare je doute un peu et finalement vais jusqu’au centre de village puis demi-tour , un petite bosse en plus avant de retrouver la direction de Virieu le petit . Un moment de doute s’installe. Les jambes ont dû mal à retrouver le rythme, tu demande dans quel galère tu t’embarque . Passé Virieu la pente est impitoyable il fait chaud et sec. Heureusement car, sinon, les limaces auraient eu la possibilité de prendre part à l’expédition ….Les granges de Fromentel. Enfin. La prairie est desséchée. Je ne l’ai jamais vue en cet état, mais aussi les gravillons et pas moyen de se mettre en danseuse .Dernier km vent pleine face. Ca ventile. Le sommet et un peu de cycliste.  .

 

Descente Direction Culoz , je croise mon épouse. Pause. Avec très peu de km au compteur elle a choisi la face de Culoz .

Anglefort. Ca commence à chauffer , cette face je ne l’ai jamais gravit et effectivement elle n’offre pas de répit . L’epareuse des service de la voirie est en action et projette des cailloux sur la chaussé, attention a la descente . Tiens Je double 2 cyclistes . les sous bois de ce versant sont brun , la Pyrale a tout mangé. Efficace la bestiole (Monsanto a du sans inspirer pour inventer le glyphosate ) et après que va devenir le buis si la pyrale mute ?  Et a qu’elles arbres et arbustes va t’elles s’attaquer ?

Des cycliste descendent. Je recroise mon épouse. Petite pose .Le sommet avec un peu de monde. Un  d’entre eux me voit remplir mon carnet de pointage et comprend mon manège. Il me souhaite bonne chance .

 

Descente direction Artemare , dans les pourcentage les plus raide t’a l'impression que tu vas passer pas dessus le guidon en plus la route tabasse pas mal .Champagne en Valromey je fais le plein à la fontaine d’eau. Le champagne, lui, n’y coule pas à flot .

Direction Lochieu , le soleil est au zénith, l’ombre fait défaut. Je retrouve les gravillons et comme eux, je suis en partie collé. Vraiment galère… Je passe les granges. Là , tu te dis que c’est bon, que tu vas y arriver .Le sommet  enfin j’y suis. Quand je pense au gourou de chez SKY qui font devenir des pistard grimpeur , je me demande s’ils pourraient pas me faire devenir pistard pour rouler sur du bois issu des forêt du grand colombier. Y’aurait pas de gravillons ….mais je tournerais en rond….

Retour à Anglefort à l’auberge que je remercie pour l’accueil .

Une bonne douche , une petite sieste et retour au sommet en voiture cette fois pour allez jusqu’a la table d’orientation , manger une petite tarte au Myrtille avec un bonne bière  …..

 

Venu de notre Morvan à 55 ans pour ça, 8 heures de vélo et 5000 de dénivelé.

 

Bertrand DUMAY – 07 août 2018