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Sport et tourisme

Tour de France 2020. Etape 15 : Le Grand Colombier en version magistrale et intégrale

Publié le 13 septembre 2020 / Mis à jour le 13 septembre 2020 - David Savary

Le Tour de France effectue cette année son grand retour dans l’Ain. Avec pour la première fois une arrivée au sommet du col du Grand Colombier considéré comme l’un des plus difficiles de France. L’un des plus beaux aussi puisqu’il ouvre sur un panorama somptueux sur les Alpes du Nord.

« Si vous le montez une fois, vous y reviendrez et vous en tomberez amoureux ». Ces propos sont ceux de Maxime Bouet, coureur professionnel, membre de l’équipe Arkea-Samsic, et qui a grandi au pied du col du Grand Colombier. Culminant à 1 534 m d’altitude et nécessitant 18,3 km d’efforts depuis Culoz pour le gravir, il offre en son sommet une vue panoramique sur la chaîne des Alpes, le Mont Blanc, le lac du Bourget, le Rhône et le Bugey. Un vrai paysage de carte postale qu’on n’oubliera pas d’immortaliser avec son smartphone.

Comparé par Maxime Bouet au Mont-Ventoux dans sa partie finale, le col du Grand Colombier possède quatre voies d’accès (Culoz, Anglefort, Artemare et ses passages à 22%, et Lochieu) contre trois pour son homologue provençal. Toute l’année, sportifs confirmés ou simples amateurs viennent se défier sur ses fameux lacets et se mesurer à ses pentes. Il existe même une confrérie, les « Fêlés du Grand Colombier » qui rassemble des cyclistes amateurs capables d’effectuer dans la même journée plusieurs ascensions aller-retour par différentes faces du célèbre col aindinois.

Situé au sud de la chaîne de montagnes du Jura, le massif du Grand Colombier propose de nombreux circuits de randonnée pédestre balisés ainsi que des circuits VTT. En chemin, l’une des options est de se diriger vers la plateforme de Fenestrez. De cet endroit, à 900 m d’altitude, vous jouissez d’un autre point de vue exceptionnel. Celui-ci donne sur les Alpes, le lac du Bourget et le Marais de Lavours.

Le Grand Colombier s’intègre sans un Espace Naturel Sensible (ENS) protégé qu’il convient donc de respecter. C’est dans ce sens qu’a été créée une charte de cohabitation des usagers. Elle vise à protéger les espaces naturels et les alpages qui participent à l’identité même de ce lieu. « C’est le vélo qui fait la notoriété du Colombier dans le monde entier, mais les gens ne doivent pas faire n’importe quoi » prévient Paul Bois, président du syndicat d’alpage, qui stigmatise entre autres « les automobilistes qui se garent n’importe où sans même faire attention à la richesse de la faune et de la flore ».

L’Ain, terre de vélo

Situé entre les deux grandes métropoles que sont Lyon et Genève, l’Ain est le premier département français en termes d’organisation de courses cyclistes avec quelque 160 épreuves chaque année. Une vraie terre de vélo qui s’explique par la géographie de ce territoire couplée à la mise en place de structures dédiées à la pratique de ce sport.

La Voie Bleue

La Voie Bleue représente un tracé de 700 km à travers la France. De Mâcon jusqu’à Trévoux, elle sillonne le département de l’Ain sur 55 km de pistes aménagées. Par son faible dénivelé, elle est accessible à toutes et à tous, des plus jeunes aux plus âgés. La Voie Bleue, c’est un itinéraire de cartes postales suivant le cours de l’eau pour une simple promenade ou un parcours découverte du patrimoine historique et naturel.

La Viarhona

La Viarhona, c’est une aventure au fil du Rhône qui traverse le département de l’Ain par les monts du Bugey. Cette étape aindinoise parcourt des villages authentiques, châteaux et vignobles. De nombreux parkings et aires de repos longent le trajet permettant de faire des pauses tout en profitant de la beauté des paysages.

Le Tour de l’Ain

Depuis 1989, le Tour de l’Ain sillonne les paysages du département dans une compétition permettant aux cyclistes amateurs et professionnels de se côtoyer le temps d’une course. En tant que plus grande organisation sportive du département, elle est à la fois une vitrine pour le territoire mais aussi une compétition attendue par de nombreux coureurs internationaux.

Les journées cyclo du Grand Colombier

Ces journées permettent à toutes et tous de réaliser l’ascension du Grand Colombier, en toute sécurité sur une route réservée aux cyclistes. Une belle idée de sortie en famille pour découvrir des paysages et vues splendides. La journée commence à la Maison du vélo de Culoz où il est possible de partir en groupe (10 personnes maximum). L’ascension est difficile mais un diplôme et des ravitaillements attendent les sportifs u sommet. Il n’y a plus de dates prévues pour cet été. Rendez-vous donc en juillet l’an prochain.

Ce qu’il faut voir à Grand Colombier

Château de Montvéran
A l’entrée de la ville de Culoz, domine fièrement le château de Montvéran, bijou d’architecture du XIVe siècle qui a abrité de nombreux personnages célèbres au cours des siècles. Construit en 1316 par Pierre de Luyrieu, le château est resté le même depuis son origine, à l’exception des tours restaurées dans un style romantique après la Révolution. Il a abrité en ses murs plusieurs personnes illustres : le connétable de Bourbon s’y réfugia à sa sortie du Royaume de France, les frères Serpollet y travaillèrent avec leur père avant de devenir les précurseurs de l’automobile, Serge Prokofiev choisit en 1929 ce cadre qui favorisa son inspiration selon ses proches, Henriette d’Angeville -qui gravit le Mont Blanc en 1838- était également parmi les habitués de Montvéran.

Maison du patrimoine (à Culoz)
Dans une bâtisse du XIVe siècle, on découvre le passé de Culoz depuis l’époque mésolithique jusqu’à la CIAT (entreprise industrielle de ventilation et chauffage) en passant par ses personnages célèbres (les frères Serpollet, Henry Dunant, etc.)

Musée départemental du Bugey-Valromey (à Lochieu)
Il présente la vie quotidienne en Bugey-Valromey, depuis le XIIIe siècle jusqu’à nos jours. Plus de 3 000 objets illustrent les aspects traditionnels d’une société économiquement tournée vers la production laitière, le travail du bois et de la pierre.

Chartreuse d’Arvières
Au cœur de la forêt domaniale d’Arvières, se trouvent les ruines de la Chartreuse d’Arvières, septième de l’ordre, fondée par saint Arthaud au XIIe siècle, classée au registre des monuments historiques depuis 1995. Ce site, situé à 1 200 m d’altitude, correspond bien au « désert cartusien », isolé, difficile d’accès, asile privilégié pour la vie contemplative. Depuis 1994, l’Association des Amis du Jardin d’Arvières a créé, à l’emplacement de l’ancien potager de l’Abbaye, un jardin ethno-botanique qui rassemble une collection de

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.f