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LE DAUPHINE - Juillet 2016

CHAUTAGNE  Passion : ils sont fêlés du Colombier

Dimanche, les coureurs du Tour de France emprunteront les mythiques “Lacets du Grand Colombier” qui font la réputation de ce Géant du Bugey.

 

Chautagne

Ils sont fêlés du Colombier

Le Grand Colombier ? C’est leur Ventoux local. Des centaines de cyclistes et cyclotouristes le gravissent chaque année, dès que la route s’ouvre, début avril. La comparaison avec le Mont Chauve n’est pas usurpée, loin de là : la route qui mène à ce sommet bugiste affiche ainsi dix-huit kilomètres de grimpette à 7,1 % de moyenne, avec des passages à 14 %. Mais ce n’est pas tout. Par l’un des versants, celui s’élevant depuis Virieu-le-Petit, les pourcentages rendent fous : 19 % sur près de 2 kilomètres et des passages à 22 %. La légende locale raconte même qu’il faut y vaincre des pourcentages de 24 ou 25 %, car les employés de la DDE, il y a bien longtemps, avaient triché sur la topographie des lieux pour pouvoir goudronner… Bernard Thévenet, en personne, affirme qu’« il n’y a pas grand-chose de plus dur en France ».

Une confrérie à part entière

Si le Ventoux a ses « Cinglés », le Grand Colombier possède depuis plus de vingt ans ses propres aficionados, réunis dans la « Confrérie des Fêlés du Grand Colombier. » L’idée germa en 1991 lorsque le président des Cyclos du Plateau d’Hauteville, Patrick Perrard, évoqua son entrée aux "Cinglés du Ventoux" et son ascension de ce sommet légendaire par ses trois faces dans la journée. Un rapide calcul montra aux cyclos que gravir les 4 faces de leur géant local dans la même journée représenterait 4 806 m de dénivellation en 138 km, soit des chiffres semblables aux 3 faces du Ventoux.

En 1992, l’expérience fut réussie par quelques membres des cyclos d’Hauteville. Depuis, ils sont 1 340 à avoir tenté l’aventure (deux, trois ou quatre ascensions).

Dimanche 17 juillet, lors du passage du Tour de France, la seconde fois seulement dans l’histoire de la Grande Boucle, nombre d’entre eux sera sans doute présent sur les « Lacets du Grand Colombier » pour voir les coureurs professionnels affrontés les terribles pentes de leur Géant.

Par Sylvain GORGES Publié le 12/07/2016 à 06:00